dimanche 22 juin 2008

Prendre l'avion : les risques à bord des vols


Lors de mon précédent emploi, j'ai souvent été amenée à me déplacer pour aller à la rencontre de clients. Le PDG de la boîte, refacturant ces déplacements, nous réservait toujours des vols sur une compagnie low-cost. Avant de prendre l'avion, je me suis renseignée sur les procédures de sécurité et j'ai contacté la compagnie en question au travers de son service Web. Rapidement, j'ai eu une réponse qui m'a indiquée qu'avec une certificat médical justifiant la nécessité des médicaments, je pourrai monter à bord. Lors de mon premir vol à bord des avions de la compagnie, j'ai constaté que des cacahuètes étaient en vente sur demandes des passagers. J'ai "prié" pour que personne n'en consomme. Plusieurs vols se sont passés ainsi. Malheureusement, au cours d'un vol du soir, en guise d'apéritif, un Monsieur -juste devant moi- à demandé une bière... et des cacahuètes. Ce n'est qu'en sentant l'odeur de mes ennemies que j'ai compris leur présence. Commençant à ressentir un larmoiement et une gêne au niveau du nez, j'ai changé de place. HEUREUSEMENT que le vol n'était pas complet. J'ai de nouveau contacté la compagnie par e-mail, en leur indiquant que de nombreuses compagnies ne proposaient plus de cacahuètes à cause des risques que cela représente lors d'un vol, et en eur demandant ce qu'ils attendent pour les supprimer de leur carte. Faut-il qu'il y ai un mort ? Et devinez quoi ? Pour cet e-mail, je n'ai jamais obtenu de réponse...

vendredi 13 juin 2008

Avoir une vie sociale : parcours du combattant pour une ado allergique

Dans sa vie, chacun aime sortir, aller au restaurant, voyager...
Pour la plupart des personnes, c'est une chose normale, mais pour une personne souffrant d'allergies alimentaires, cela devient plus compliqué.

Pour ma part, je n'ai pas fréquenté la cantine après que l'on ai découvert mon allergie. Ma mère travaillait non loin de notre domicile et je pouvais donc rentrer. Une chance, sachant que la cantine de mon école ne "me voulait plus". Trop de risques, peu d'informations, peu d'implications et pas d'obligations.
Les choses se sont plus compliquées à l'adolescence lors des sorties avec les amis. Au début, lorsqu'on dit qu'on a des allergies alimentaires, les gens sourient, pensent au passage du film "La Chèvre" quand Pierre Richard gonfle. Là, il faut expliquer que c'est plus grave que ça, que cela peut être mortel.
Malgré cet âge "bête", mes amis ont compris la gravité ; lorsque j'étais parmi eux, il n'y avait plus de cacahuètes, plus de produits en contenant.
Pour les restaurants, ils se sont toujours adaptés à ma spécificité, préférant même quitter un lieu quand les serveurs ne comprenaient pas et ne vérifiaient pas en cuisine les huiles ou aliments utilisés.
Cependant, j'avais toujours un doute, je mangeais parfois sans être sûre de ce qu'il y avait dans mon assiette. Par précaution, j'ai évité pendant un moment les fast-foods, les restaurants asiatiques ou exotiques.

Quant il s'agissait de manger chez les amis, j'étais gênée. Je me sentais comme un fardeau pour les parents. pouvais-je leur faire confiance ? Comprenaient-ils toujours l'ampleur des risques si jamais j'ingérais de l'arachide ? Alors, dans le doute, je déclinais les invitations et fuyait les anniversaires et les fêtes comme la peste. Peur de croiser des cacahuètes, peur de farces plus que douteuses, peur que les produits aient été mélangés... Peur d'afficher cette différence si lourde à porter à l'adolescence.
(Mon cauchemar d'allergique)



Mais les choses changent, je suis toujours en vie (c'est ce que je me dis souvent après avoir mangé au restaurant !) et ma vision des choses en tant qu'adulte est différente.

dimanche 8 juin 2008

Bientôt dans la vie d'une allergique à l'arachide


Bientôt, je vous raconterai mes expériences passées à l'école, à la cantine, au restaurant, en voyage, en avion, au fast-food et bien d'autres encore. A très bientôt !

Les souvenirs d'une allergique - découverte de mon allergie aux cacahuètes


Voilà, bientôt la trentaine et une particularité qui me suivra toute ma vie et peut-être causera ma mort : une allergie alimentaire aux arachides.

D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais aimé les cacahuètes. Mes parents en mangeaient souvent lors des apéritifs, mais je ne me suis jamais risqué à en manger. "Leurs têtes ne me revenaient pas" et leur odeur du haut de mes 4 ans était "caca". Bon instinct, non ?
Le temps a passé, et avant mes 12 ans, pas une cacahuète n'est entrée dans ma bouche.
Puis voilà, une matinée à l'école, on me donne un M&M's "aux noisettes" m'assure un petit camarade de classe. "T'es sur, j'aime pas les cacahuètes" lui ai-je répondu "oui, oui".
Et là, je mange le fameux bonbon à l'enrobage en chocolat.
Tout de suite après avoir croqué, ma langue se heurte à la soi-disante noisette. Je crache, "beurk, c'est pas une noisette mais une cacahuète, tu t'es moqué de moi". Je me sens mal, ce goût pourtant tout nouveau, me donne envie de vomir. Plus que quelques minutes avant la sortie des cours, je prends mon mal en patience et me retiens.

La cloche retentit à midi moins dix, je sors, je suis vraiment mal, je ne dis même pas "bon appétit" à ma meilleure amie.
Je rentre chez moi, ma mère à préparé, comme à son habitude, un bon plat. "J'ai pas faim, je me sens mal". "tu fais ça parce que tu as latin cet après-midi".
je n'écoute pas, je vais me forcer à vomir, ça passera peut-être...
Quelques minutes après, je n'ai pas vomi, mais je me sens toujours mal.
Je me mets, telle une loque, sur le canapé, il est 13h, ce sont les infos.
Mes bras me grattent... Tiens, mon cou aussi... Oh làlà, ça ma gratte de partout.
Ma mère est au téléphone avec sa sœur, elle se retourne, me regarde, prend un air grave et dit "Rose, je te rappelle".
Elle s'approche de moi : "on va à l'hopital".

Arrivé aux urgences, une conclusion : Réaction allergique. "Qu'a t'elle mangé ?"
Je réponds : "j'ai à peine croqué une cacahuète mais je l'ai recrachée de suite".
Le coupable était dénoncé. Le cours de ma vie irrémédiablement changé.