dimanche 8 juin 2008

Les souvenirs d'une allergique - découverte de mon allergie aux cacahuètes


Voilà, bientôt la trentaine et une particularité qui me suivra toute ma vie et peut-être causera ma mort : une allergie alimentaire aux arachides.

D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais aimé les cacahuètes. Mes parents en mangeaient souvent lors des apéritifs, mais je ne me suis jamais risqué à en manger. "Leurs têtes ne me revenaient pas" et leur odeur du haut de mes 4 ans était "caca". Bon instinct, non ?
Le temps a passé, et avant mes 12 ans, pas une cacahuète n'est entrée dans ma bouche.
Puis voilà, une matinée à l'école, on me donne un M&M's "aux noisettes" m'assure un petit camarade de classe. "T'es sur, j'aime pas les cacahuètes" lui ai-je répondu "oui, oui".
Et là, je mange le fameux bonbon à l'enrobage en chocolat.
Tout de suite après avoir croqué, ma langue se heurte à la soi-disante noisette. Je crache, "beurk, c'est pas une noisette mais une cacahuète, tu t'es moqué de moi". Je me sens mal, ce goût pourtant tout nouveau, me donne envie de vomir. Plus que quelques minutes avant la sortie des cours, je prends mon mal en patience et me retiens.

La cloche retentit à midi moins dix, je sors, je suis vraiment mal, je ne dis même pas "bon appétit" à ma meilleure amie.
Je rentre chez moi, ma mère à préparé, comme à son habitude, un bon plat. "J'ai pas faim, je me sens mal". "tu fais ça parce que tu as latin cet après-midi".
je n'écoute pas, je vais me forcer à vomir, ça passera peut-être...
Quelques minutes après, je n'ai pas vomi, mais je me sens toujours mal.
Je me mets, telle une loque, sur le canapé, il est 13h, ce sont les infos.
Mes bras me grattent... Tiens, mon cou aussi... Oh làlà, ça ma gratte de partout.
Ma mère est au téléphone avec sa sœur, elle se retourne, me regarde, prend un air grave et dit "Rose, je te rappelle".
Elle s'approche de moi : "on va à l'hopital".

Arrivé aux urgences, une conclusion : Réaction allergique. "Qu'a t'elle mangé ?"
Je réponds : "j'ai à peine croqué une cacahuète mais je l'ai recrachée de suite".
Le coupable était dénoncé. Le cours de ma vie irrémédiablement changé.


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