
Hormis le fait qu’il faut demander à bannir toutes les arachides de la salle de pause et celle de la salle de réunion (je rappelle que pour les personnes les plus allergiques –comme moi !- rien que l’odeur suffit à déclencher des réactions), il y a certains risques liés à la pratique de l’activité courante :
En effet, lorsque j’étais étudiante, je travaillais dans un supermarché en tant qu’hôtesse de caisse. Il m’arrivait donc régulièrement de passer des produits apéritifs ou des cacahuètes en caisse. Je passais donc mes ennemies jurées devant le scanner avec une moue de dégoût (la même que je fais en rédigeant ce billet –mais vous ne pouvez pas la voir !) Après avoir passé l’article et terminé d’encaisser les clients, je me nettoyais les mains avec du produit…. Bien que dans cette situation, il s’agisse purement de « paranoïa » et qu’il n’y avait pas réellement de risques, je me disais toujours : « On n’est jamais trop prudent » !
Même s’il est rare que les clients mangent des cacahuètes dans les rayons, il m’est arrivé de voir des paquets ouverts arriver à ma caisse. Rien que d’imaginer le fait que le client ait plongé plusieurs fois ces mains dans le paquet tout en le tenant, je me disais qu’il devait y avoir des traces de cacahuètes partout ! Et cette image suffisait à me donner des frissons !
Etant consciencieuse et ne souhaitant pas « voler » le magasin, je prenais toutes précautions du monde pour encaisser le produit et ne pas « l’offrir ». Il m’est même arrivé parfois de demander au client de le passer lui-même devant le scanner.
Cependant, tout le monde a été très compréhensif, clients, collègues autant que supérieurs, car je n’ai jamais eu de réflexion désagréable. Chacun a compris la gravité de ma situation et a fait de son possible pour que je n'ai pas à toucher de produits "dangereux".
Petit à petit, on arrivera à faire connaître les spécificités et les précautions à prendre pour aider les allergiques.



