Aujourd'hui, j'ai reçu un commentaire d'une maman qui est intéressée par le récit de mes expériences à la cantine.
Je tiens tout d'abord à la remercier de l'intérêt qu'elle porte à mon blog ainsi que tous ceux qui me lisent.
Il y a 15 ans, quand j'étais une pré-ado... ( pas de commentaires et personne n'essaie de calculer mon âge -merci ;-) ; donc, en ce temps là, je mangeais de temps à autres à la cantine.
Je n'appréciais pas forcement tous les plats -comme la plupart des personnes mangeant à la cantine- mais je n'ai jamais eu de gros problèmes.
Le jour où on a su que je faisais des allergies, je ne fréquentais plus la cantine depuis quelques temps. J'avais la chance de pouvoir rentrer chez moi. Mais parfois, il fallait que j'y mange. Et là ; ça se compliquais.
Peu de connaissance sur les allergies, peu de moyens, peu d'intérêt porté à la personne allergique.
En effet, je devais être la seule à cette époque à faire des allergies. Ce qui fait que j'ai été "interdite" de manger les plats de la cantine... J'emmenai ma "gamelle", préparée avec soin par ma maman...
A l'époque de l'adolescence, où on n'apprécie guère de se faire remarquer, je n'ai pas renouvelé cette expérience de nombreuses fois...
Mais je tiens à dire que maintenant, les écoles sont obligées d'accueillir les enfants allergiques et de leur proposer un suivi adapté. Soit l'enfant amène son plat, soit l'école propose avec l'aide de la municipalité un PAI.
Je me doute combien cela doit être angoissant pour une maman de confier ses enfants à d'autres personnes. Mais les temps ont changé, les mentalités aussi.
On connait mieux les dangers des réactions allergiques et leur gravité. Il y a plus de suivi et de prise en charge. Et plus de mamans souhaitant défendre les droits de leurs enfants à vivre avec les autres et comme les autres.
Je souhaite beaucoup de courage à cette maman, mais je veux lui dire qu'elle n'est pas seule, que des mamans de son entourage doivent être dans la même situation et que son enfant ne prendra pas de risques incensés. Les allergiques ont conscience de la gravité de leur situation et un fort instinct... de survie.