mercredi 29 octobre 2008

La cantine, il y a 15 ans...

Aujourd'hui, j'ai reçu un commentaire d'une maman qui est intéressée par le récit de mes expériences à la cantine.

Je tiens tout d'abord à la remercier de l'intérêt qu'elle porte à mon blog ainsi que tous ceux qui me lisent.

Il y a 15 ans, quand j'étais une pré-ado... ( pas de commentaires et personne n'essaie de calculer mon âge -merci ;-) ; donc, en ce temps là, je mangeais de temps à autres à la cantine.
Je n'appréciais pas forcement tous les plats -comme la plupart des personnes mangeant à la cantine- mais je n'ai jamais eu de gros problèmes.
Le jour où on a su que je faisais des allergies, je ne fréquentais plus la cantine depuis quelques temps. J'avais la chance de pouvoir rentrer chez moi. Mais parfois, il fallait que j'y mange. Et là ; ça se compliquais.
Peu de connaissance sur les allergies, peu de moyens, peu d'intérêt porté à la personne allergique.
En effet, je devais être la seule à cette époque à faire des allergies. Ce qui fait que j'ai été "interdite" de manger les plats de la cantine... J'emmenai ma "gamelle", préparée avec soin par ma maman...
A l'époque de l'adolescence, où on n'apprécie guère de se faire remarquer, je n'ai pas renouvelé cette expérience de nombreuses fois...

Mais je tiens à dire que maintenant, les écoles sont obligées d'accueillir les enfants allergiques et de leur proposer un suivi adapté. Soit l'enfant amène son plat, soit l'école propose avec l'aide de la municipalité un PAI.
Je me doute combien cela doit être angoissant pour une maman de confier ses enfants à d'autres personnes. Mais les temps ont changé, les mentalités aussi.
On connait mieux les dangers des réactions allergiques et leur gravité. Il y a plus de suivi et de prise en charge. Et plus de mamans souhaitant défendre les droits de leurs enfants à vivre avec les autres et comme les autres.

Je souhaite beaucoup de courage à cette maman, mais je veux lui dire qu'elle n'est pas seule, que des mamans de son entourage doivent être dans la même situation et que son enfant ne prendra pas de risques incensés. Les allergiques ont conscience de la gravité de leur situation et un fort instinct... de survie.

2 commentaires:

STEPHANIEG a dit…

Merci, cela me rassure un peu.
Il y a un an Théo (mon fils de 6ans) à été en hôpital de jour pour réintroduire l'arachide ou plus exactement pouvoir agrandir son régime). L'allergologue qui le suit, suite à ces examens nous a dit que l'on pouvait acheter des produits où il était indiqué traces d'arachide. Mais un jour alors que nous avions l'habitude d'acheter la même marque il à fait une réaction à un pain au lait du coup on lui a donné les gouttes de Zyrtec et direction les urgences nous étions à 2 mn. Hélas depuis quoi qu'il mange il panique et me dit qu'il a les mêmes symptômes que la dernière fois (même si c’est moi qui fait le manger) j'ai peur qu'il soit entrain de faire un blocage avec la nourriture et je ne sais plus quoi faire même si je le rassure. Il panique à chaque fois. Comment avez vous fait pour faire face à vos appréhensions

Lyse a dit…

Lorsqu'on a découvert mon allergie, j'avais 12 ans mais j'étais peu consciente de la gravité de la chose.
Mes parents ne semblaient pas non plus trop comprendre la gravité de la situation ou alors ne m'ont jamais laisser deviner leur inquiétude.
Je ne me souviens pas avoir fait de blocage particulier concernant la nourriture.
Mais c'est avec le temps que je suis devenue "parano" et que je prends conscience que ma vie peut basculer à tous moments (ou plutôt à chaque repas).

Votre enfant est dans un âge où on se pose beaucoup de question sur la vie et la mort, il commence à comprendre que sa vie peut changer à chaque instant et la nourriture doit lui rappeler des mauvais souvenirs et représenter une angoisse pour lui. Je peux facilement le comprendre.
Essayer de le rassurer en l'associant à la préparation de ses repas. Ainsi, s'il voit ce que vous faites, il n'aura surement plus peur. De même pour les biscuits ou petits déjeuner, essayer de lui montrer comment on fait un gâteau ou du pain, par exemple. Il verra alors qu'il n'a pas à avoir peur de ces aliments là et se rassurera petit à petit.

Mais ne lui proposez pas trop de choses variées. Rassurez le avec des aliments simples et associez le jeu à ses repas, c'est important pour les enfants. Il reprendra ainsi confiance et vous pourrez alors partager de nouveau de bons repas.