mercredi 31 décembre 2008

Les repas de Noël

Avant Noël, c'est toujours la même chose. On cherche ce qui va faire plaisir, on doute, on achète en espérant que cela conviendra. Mais il y en a qui ne se fatiguent pas trop et quoi achète chaque année la même chose. Prenez par exemple mon beau père, qui chaque année, offre un boite de chocolat... Chocolats que bien entendu je ne peux pas manger ! (Bon, c'est mon chéri qui se régale)... Mais à Noël, il y a aussi les repas. Dinde, foie gras, fruits de mer, bûches... Il y a quelques années, je n'aimais pas du tout ce type de repas, et surtout le foie gras. Mais, je dois dire que maintenant, je l'apprécie de plus en plus.
Reste toujours la fameuse bûche, que je n'ai jamais mangé... Sur celle de la semaine dernière, j'ai vu une phrase que je n'avais jamais lue avant : "Présence de traces éventuelles". Je ne l'avais jamais vue celle là § Je vous prépare d'ailleurs un billet avec toutes ces mentions que j'ai pu relever. Le mieux, serait qu'on les compare et qu'on échange nos avis sur ces mentions. Qu'en pensez-vous ? A très bientôt et bonnes fêtes à tous !

jeudi 27 novembre 2008

J'en ai rêvé, Nestlé l'a fait !


Dimanche dernier, nous sommes allés manger chez des amis. A la fin du repas, notre hôte nous propose un café et du chocolat.
Dépitée, j'accepte l'idée du café... tant pis pour le chocolat. Quand soudain ! Oh miracle !
Du chocolat dessert. Donc plus fort en cacao, donc moins de risques qu'il y ait des cacahuètes.

Il y a du chocolat noir, j'adore ! ET, OH MON DIEU ! du chocolat blanc ! Je salive d'avance en regardant les ingrédients. Pas de cacahuètes, juste des traces éventuelles... Mention de précaution, comme d'habitude...
Je me suis régalée. Cela faisait bien 10 ans que je n'avais pas mangé de chocolat blanc...

C'est le miracle de Noël, sans aucuns doutes !

mercredi 19 novembre 2008

Un séjour en Angleterre et une histoire d'étiquetage


Il y a quelques années, je suis partie un mois en Angleterre avec une amie pour perfectionner mon anglais.
La famille d'accueil qui nous a reçu était prévenue de mes allergies et a été très vigilante sur les produits qu'elle me proposait et sur la préparation des plats.
Petit déjeuner classique, déjeuner avec un sandwich et plat du soir fait maison, sans arachide ni autre aliment douteux !
Mon séjour s'est bien déroulé.
Cours le matin, visite de Londres et des autres villes l'après-midi.
Week-end découvertes et ballades.

J'en garde un bon souvenir, qui sera ancré à jamais dans ma mémoire. Et pour cause : quelques jours avant de revenir en France, j'ai bien failli y rester !
Je suis de nature assez gourmande, j'aime bien grignoter... Un soir, avant de partir nous ballader, je décide d'acheter des friandises. Je fais mes courses comme d'habitude : en veillant à vérifier les ingrédients dans le produit. Une camarade achète une tablette de chocolat aux amandes et noisettes. Parfait ! Il n'y a pas de cacahuètes... Je décide donc d'en manger. Hé bien, je vous laisse deviner quoi ? Il y avait des cacahuètes ! Réaction allergique immédiate, ma bouche gonfle, j'ai des nausées. Je prends alors mon adrénaline. Prise de panique, je l'avale, alors qu'il faut l'inhaler... Enfin, c'est l'intention qui compte. Je me sens mieux et les urgences arrivent ; petit séjour à l'hopital. Après quelques examens, je peux rentrer, tout va bien. Plus de peur que de mal ! Et la vie reprend son cours.

Sauf que l'emballage ne mentionnait pas la présence de cacahuètes. Sauf que j'aurai pu y laisser ma vie. Sauf que si j'y avais pensé à l'époque, j'aurai porté plainte contre le fabricant. Enfin, maintenant, les étiquetages sont contrôlés et les mentions de précautions se développent de plus en plus. Si je peux vous donner un conseil : ne soyez pas trop gourmands et restez prudents...

jeudi 6 novembre 2008

Parfois...

Parfois, j'en ai marre d'être allergique.
Pour ceux qui vivent avec des allergiques mais sans avoir d'allergies, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point c'est frustrant de vous voir manger des bons plats, des gateaux et autres desserts.
Je vais vous avouer la vérité : même si je dis que "ce n'est pas grave", "ca me fait rien", "j'ai plus faim" ou encore "ça ne me fait pas envie"...hé bien si ! Je bave (intérieurement bien sûr) d'envie de goûter le plat encore chaud que vous mangez, de mordre dans la charlotte que vous dégustez, de croquer le crumble que vous grignotez.
Bref, parfois je rêve de manger comme tout le monde...

Ainsi, parfois, je me dis que je ne suis pas allergique. Je vais au restaurant et je ne demande pas comment sont cuisinés les plats. Je prends le menu qui me fait envie. Je dis juste que je n'aime pas les cacahuètes afin de m'assurer tout de même qu'elles ne sont pas dans le mets que je vais manger.
Mais dans ces cas là, c'est comme jouer à la roulette russe. un coup on gagne, un coup on perd.
C'est ce qui s'est passé pour moi début janvier, où j'ai fait une crise parce que je n'avais pas vérifié ce qu'était le "Fénugrec"...

Alors, même si vos proches font semblant de rien, même s'il vous disent que cela leur importe peu de vous voir manger quelque chose auquel ils n'ont pas le droit, soyez attentionnés et éviter de les tenter. Car la tentation parfois est plus forte que la raison, et ils peuvent toujours craquer... à leurs dépens.

dimanche 2 novembre 2008

Cacahuètes et Vins ?!


Quand on fait des allergies alimentaires, il est bien difficile de vivre une journée normale sans risque de rencontrer l'ennemi.

Prenez pour exemple : un jour, je me promenais dans un salon avec des artisans locaux : vins, pâtés, salades, huiles d'olives, viandes, ... et cacahuètes !
La plupart des stands qui proposaient des dégustations de vins mettaient à disposition des cacahuètes !
Je n'ai donc pas dégusté, ni acheté de produits de ces commerçants.

Pourquoi proposer des cacahuètes ? Pourquoi pas du saucisson ou du fromage ? Cela aurait été beaucoup mieux : tant pour mettre en valeur les arômes des vins que pour moi !

mercredi 29 octobre 2008

La cantine, il y a 15 ans...

Aujourd'hui, j'ai reçu un commentaire d'une maman qui est intéressée par le récit de mes expériences à la cantine.

Je tiens tout d'abord à la remercier de l'intérêt qu'elle porte à mon blog ainsi que tous ceux qui me lisent.

Il y a 15 ans, quand j'étais une pré-ado... ( pas de commentaires et personne n'essaie de calculer mon âge -merci ;-) ; donc, en ce temps là, je mangeais de temps à autres à la cantine.
Je n'appréciais pas forcement tous les plats -comme la plupart des personnes mangeant à la cantine- mais je n'ai jamais eu de gros problèmes.
Le jour où on a su que je faisais des allergies, je ne fréquentais plus la cantine depuis quelques temps. J'avais la chance de pouvoir rentrer chez moi. Mais parfois, il fallait que j'y mange. Et là ; ça se compliquais.
Peu de connaissance sur les allergies, peu de moyens, peu d'intérêt porté à la personne allergique.
En effet, je devais être la seule à cette époque à faire des allergies. Ce qui fait que j'ai été "interdite" de manger les plats de la cantine... J'emmenai ma "gamelle", préparée avec soin par ma maman...
A l'époque de l'adolescence, où on n'apprécie guère de se faire remarquer, je n'ai pas renouvelé cette expérience de nombreuses fois...

Mais je tiens à dire que maintenant, les écoles sont obligées d'accueillir les enfants allergiques et de leur proposer un suivi adapté. Soit l'enfant amène son plat, soit l'école propose avec l'aide de la municipalité un PAI.
Je me doute combien cela doit être angoissant pour une maman de confier ses enfants à d'autres personnes. Mais les temps ont changé, les mentalités aussi.
On connait mieux les dangers des réactions allergiques et leur gravité. Il y a plus de suivi et de prise en charge. Et plus de mamans souhaitant défendre les droits de leurs enfants à vivre avec les autres et comme les autres.

Je souhaite beaucoup de courage à cette maman, mais je veux lui dire qu'elle n'est pas seule, que des mamans de son entourage doivent être dans la même situation et que son enfant ne prendra pas de risques incensés. Les allergiques ont conscience de la gravité de leur situation et un fort instinct... de survie.

mardi 21 octobre 2008

Allergique ? Que à la télé alors !

Bon, en ce moment, vous aurez compris que j'en ai marre du manque de communication globale sur le thème des allergies et des risques qui y sont liés.
La grande distribution s'en moque et ne fait rien pour remédier aux mentions de précaution et proposer des produits adaptés alors qu'il y a un secteur porteur.
Les pouvoirs publics ne semblent pas s'y intéresser (surement que le peu d'allergiques ne coûtent pas encore trop cher) et il faut dire ce qui est : que faire de la mort d'un allergique face aux nombreux autres problèmes de santé ?

Pourtant, il est un secteur qui s'intéresse à nous, les allergiques, mais pour en faire des scénarios catastrophe ! Je parle des séries TV !
Après Dr House, une série dont je ne me souviens plus le nom mais où le personnage principal était allergique aux cacahuètes, les Experts, j'ai vu la dernière fois un épisode de Véronica MARS qui a évoqué un cours instant une allergie à l'arachide qui a provoqué un choc anaphylactique...

Bon, c'est déjà mieux que rien...

jeudi 16 octobre 2008

A quand les communications sur les allergies ?

Depuis quelques temps, on peut voir des campagnes de publicité (en France) pour des alimentations équilibrées, l'éviction de produits "trop gras, trop sucré, trop salé", la préconisation du sport ou d'activités sportives...
C'est très bien tout cela, ces types de communication sont d'utilité publique. Bien que je pense qu'on ne devrait pas communiquer sur cela car il me semble logique de bien nourrir ses enfants et de leur faire faire du sport (pour ma part, j'en ai fait et j'en fait toujours beaucoup...) Bref, tout cela pour dire, ou plutôt demander pourquoi notre gouvernement ou les services de la santé concernés ne communiquent pas sur les dangers des allergies qui ont un impact beaucoup plus immédiat sur la santé que des kilos en trop ?

Sommes-nous si peu à connaitre les dangers des allergies et à s'en préoccuper ? Que faire pour remédier à cela ? C'est la grande question qui me turlupine ces derniers temps.
Si quelqu'un à des réponses ou des idées, je suis à l'écoute !

lundi 13 octobre 2008

Les à priori sur les allergies

Me revoici après quelques semaines d'absence... Je sais, c'est pas bien, et j'espère que vous ne m'en voulez pas et que vous êtes toujours là pour lire mes billets.

Je suis de retour avec un "coup de gueule" !

J'en ai marre d'avoir des réflexions ou des petites moqueries quand je dis que fais des allergies... La plupart des gens pensent qu'il s'agit juste de boutons ou de nausées. Si seulement cela na pouvait être que ça ! Si seulement on ne risquait pas de mourir en mangeant hors de chez soi et en confiant sa vie au premier cuisinier venu !!

Que faire pour arrêter ces types de croyances et intéresser l'opinion publique à aux dangers des allergiques ?
N'y a t'il pas un magazine télévisé qui pourrait enfin se pencher sur les problèmes d'allergies et dévoiler au grand public les enjeux des allergènes et des risques en cas de rencontre avec l'ennemi ?
Pourtant, il y en a des émissions intéressantes regardées par le grand public, en prime time et autres que la Star AC'... Alors pourquoi personne n'en parle ? Je me pose la question depuis longtemps et je n'ai toujours pas compris.

dimanche 5 octobre 2008

Mea Culpa

Bonjour à toutes et à tous,

Je tiens à m'excuser pour mon absence prolongée, en effet, j'ai eu beaucoup de travail et je n'ai plus eu de temps à accorder à mon blog. Certains ont peut-être pensé que j'avais déserté la blogosphère ?!

Je vous promets de revenir très très bientôt avec de nouveaux billets...

lundi 25 août 2008

Les risques liés aux allergies au travail


Hormis le fait qu’il faut demander à bannir toutes les arachides de la salle de pause et celle de la salle de réunion (je rappelle que pour les personnes les plus allergiques –comme moi !- rien que l’odeur suffit à déclencher des réactions), il y a certains risques liés à la pratique de l’activité courante :

En effet, lorsque j’étais étudiante, je travaillais dans un supermarché en tant qu’hôtesse de caisse. Il m’arrivait donc régulièrement de passer des produits apéritifs ou des cacahuètes en caisse. Je passais donc mes ennemies jurées devant le scanner avec une moue de dégoût (la même que je fais en rédigeant ce billet –mais vous ne pouvez pas la voir !) Après avoir passé l’article et terminé d’encaisser les clients, je me nettoyais les mains avec du produit…. Bien que dans cette situation, il s’agisse purement de « paranoïa » et qu’il n’y avait pas réellement de risques, je me disais toujours : « On n’est jamais trop prudent » !

Cependant, j’avais prévenu mes supérieurs des risques liés à cette allergie, et de la peur que j’avais des cacahuètes (Presque ridicule, non ?). Je leur avais indiqué que « tout produit ouvert contenant des cacahuètes pures - pas enrobées ni dissimulées sous quoi que ce soit- serait scanné selon possibilité ! »

Même s’il est rare que les clients mangent des cacahuètes dans les rayons, il m’est arrivé de voir des paquets ouverts arriver à ma caisse. Rien que d’imaginer le fait que le client ait plongé plusieurs fois ces mains dans le paquet tout en le tenant, je me disais qu’il devait y avoir des traces de cacahuètes partout ! Et cette image suffisait à me donner des frissons !
Etant consciencieuse et ne souhaitant pas « voler » le magasin, je prenais toutes précautions du monde pour encaisser le produit et ne pas « l’offrir ». Il m’est même arrivé parfois de demander au client de le passer lui-même devant le scanner.

Cependant, tout le monde a été très compréhensif, clients, collègues autant que supérieurs, car je n’ai jamais eu de réflexion désagréable. Chacun a compris la gravité de ma situation et a fait de son possible pour que je n'ai pas à toucher de produits "dangereux".

Petit à petit, on arrivera à faire connaître les spécificités et les précautions à prendre pour aider les allergiques.

mardi 19 août 2008

Les soirées au cinéma


Comme tout le monde, j’aime bien aller de temps en temps au cinéma.
Mais comme d’habitude, puisque l’univers regorge de pièges et de cacahuètes, celles-ci vont de temps à autres voir le même film que moi…
Autant dire que dans ces cas là, je souhaite que le film ne dure que 15 minutes pour qu’on en finisse au plus tôt… Mais rares sont ces films !
Alors, puisque je ne peux pas interdire aux gens d’acheter les cacahuètes en vente dans toutes les salles de cinéma, j’ai pris pour habitude d’emmener une écharpe ou un foulard (selon les saisons). Ainsi, quand je flaire mes ennemies, je me cache le nez avec cet accessoire.

Encore une fois, les gens qui me voient agir ainsi doivent me prendre pour une originale, mais moi, je trouve que le look « Cow-Boy » me réussi plutôt bien !

lundi 11 août 2008

Une idée... Quelque peu originale


Alors que je me baladais sur des sites internet de mariages (non, non, je ne me marie pas), je suis tombée sur un article qui m'a "dégouté" mais aussi laissé perplexe : je vous laisse le découvrir si vous êtes curieux et que vous n'avez rien à faire dans les 3 prochaines minutes - en cliquant ici -!

Lyse

jeudi 7 août 2008

Une adresse directe pour me contacter


Tout d’abord, je tenais à vous remercier de l’intérêt que vous portez à mon blog et à mes billets.
Cela me tient d’autant plus à cœur que je me rends compte ainsi, que je ne suis pas la seule dans ce cas, et que peut-être, un jour, il y aura des produits adaptés à nos besoins tout comme il en existe pour les personnes en surpoids.

Donc, un grand merci à toutes et à tous de lire mes histoires, mon vécu.
N’hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante : Nocacahuetes@ymail.com.

A très bientôt,
Lyse

dimanche 3 août 2008

La plage et les lanceurs de « chouchous »


L’été, sur la plage, les coquillages et les crustacés laissent la place à des bancs de touristes venus profiter du sable –ou des galets-, du soleil et de la température rafraîchissante de l’eau.

Alors que les enfants jouent et que les parents somnolent d’un seul œil, les vendeurs ambulants virevoltent entre les matelas et serviettes éparpillés sur les plages.

Dans ces vendeurs de toutes sortes de produits (glaces, melons et pastèques, beignets, boissons fraîches, etc.) il existe une catégorie de vendeurs que je fuis comme la peste, les vendeurs de chouchous. Les pauvres ne font que leur métier, mais ils m’agacent et me font peur avec leurs « Chouchous » dont raffolent une grande majorité de personnes…

Ce qui est le plus inquiétant c’est quand un de ces vendeurs s’amuse à vous jeter les chouchous dessus pour vous conquérir et vous amener à en acheter. Inutile de vous dire que cela me mets hors de moi… Les pauvres vendeurs à qui c’est arrivé doivent se souvenir de moi comme d’une folle furieuse qui leur a crié dessus sans raison apparente car je suis sûre qu’ils n’ont sûrement pas compris pourquoi je me suis tant énervée!

Encore une preuve de la méconnaissance du public face aux dangers des allergies !

jeudi 31 juillet 2008

Les soirées chez des amis « éloignés »

Quoi de plus agréable que de passer une soirée entre amis ? Raconter ses dernières aventures autour de l’apéritif, commenter l’actualité au cours du repas, rire tous ensembles en mangeant le dessert… Que c’est agréable !

Mais voilà, comme vous le savez déjà, ces petits plaisirs si simples deviennent très compliqués lorsque l’on souffre d’allergies alimentaires. La vie sociale devient alors un vrai parcours du combattant ou chacun doit faire de son mieux pour protéger l’être allergique.

Je vous conseille d’ailleurs d’aller faire un tour sur le site de Lise, qui parle aussi des problèmes sociaux engendrés par les allergies alimentaires.

Donc, comme rien ne peut-être laissé au hasard, il faut maîtriser tout de A à Z pour les repas entre amis. Facile lorsque l’on reste chez soi et que l’on accueille.
Un peu compliqué chez des amis proches, mais maîtrisable car ceux-ci connaissent vos problèmes.
Enfin, cela devient très très tendu quand il s’agit d’amis « éloignés » (amis du compagnon, amis d’amis, amis des parents, etc.). Selon la nature de la personne et les affinités que l’on a avec elle, il sera plus ou moins simple de demander un repas particuliers et de lui interdire de mettre des cacahuètes à table (je préfère interdire les cacahuètes quand je peux, car leur vue me dégoutte et suffit presque à me couper l’appétit…).

Pourtant, malgré le fait que je risque ma vie lorsque je donne ma confiance quasi aveugle à des «amis éloignés » je me sens comme je l’ai déjà dit dans de précédents billets, comme un boulet. J’ai toujours l’impression de gêner les personnes lorsque je sors et que je dois manger. Je n’aime pas du tout attirer l’attention et encore moins faire l’objet de débats au cours de la soirée. Car inévitablement, il y aura toujours un moment dans la soirée où les invités se rendront compte de ma différence - Je ferai d’ailleurs très prochainement une série de billets sur les différentes catégories de gens que l’on rencontre dans une vie d’allergique et lors des soirées (et croyez moi, il y en a tout un tas !!) –

Enfin, je crois que si je veux avoir une vie presque normale je dois passer par là…
Il ne me reste plus qu’à me faire un tee-Shirt

« Je suis allergique et j’en suis – presque- fière ! »

mardi 29 juillet 2008

Méfiez-vous du Fenugrec - 2eme partie

Je vous relatais dans mon précédent billet mon aventure palpitante après avoir ingéré des samoussas contenant du fenugrec.
Tout d'abord, une première constatation s'impose : je n'avais jamais entendu parler de cette légumineuse.
Ensuite, les allergologues auraient du, je pense, m'avertir de l'existence de cette plante et de son lien de parenté avec mon ennemi juré. Pourtant, tous les allergologues que j'ai rencontré m'ont donné des listes indiquant les allergies croisées et les aliments à éviter. Dans mon cas : lentilles et soja par exemple (j'adore les lentilles et du soja, il y en a vraiment partout donc ce n'est vraiment pas facile). Mais jamais aucun ne m'a prévenu des méfaits du fenugrec. A croire qu'aucun ne connaissait son existence.

En fait, les allergologues sont comme nous, ils ne connaissent pas tous sur les allergies alimentaires et sont parfois perdus. Et c'est bien là le problème : il m'est arrivé une fois de consulter un allergologue (celui juste après ma crise liée au fenugrec, en fait) qui m'a prise pour un cobaye. Déjà, dès le début il a paru sceptique en entendant que j'étais allergique à l'arachide. Ensuite, en voyant les résultats des analyses que je lui avais amené, il a reconsidéré mon cas et à bien voulu me faire des tests cutanés pour détecter d'éventuelles nouvelles allergies. Je m'intéressais uniquement au curry et aux autres épices, mais il a décidé de tester tout ce qui lui tombait sous la main -ou presque-. J'ai passé plus de deux heures dans son cabinet, et ai presque du le supplier de me prescrire une prise de sang pour des tests plus approfondis... Il me disait que je ne pouvais pas être allergique au fenugrec -lui non plus ne savait pas ce que c'était apparement-.

Inutile de vous dire que je ne suis plus allée chez lui depuis...
Bien sûr, le cas de cet allergologue est sans doute une exception. Mais, si un jour votre enfant fait une réaction allergique à un nouvel aliment, ne laissez pas le docteur remettre en question ses doutes quant à un produit. L'instinct humain est fort et le corps sait mieux que quiconque qui est la cause du problème. Pour mon cas, je n'avais jamais mangé de cacahuètes avant mes douze ans car d'instinct je ne les aimais pas.

mardi 22 juillet 2008

Méfiez-vous du Fenugrec - 1ere partie


Comme tout le monde, j'ai mes petits péchés mignons. Ce sont les fruits d'été, la glace parfum chocolat-menthe et la nourriture asiatique.
Mais quand on est allergique aux cacahuètes, ce n'est pas évident tous les jours. Puisque je risque ma vie en mangeant ce style de produits, je ne vais que très rarement dans les restaurants asiatiques (environ une fois par an). Pour plus de sécurité, je vais toujour
s dans le même restaurant, et afin de ne pas trop tenter le diable, je mange toujours le même plat après m'être assurée que le chef utilise toujours la même huile et que le seul plat contenant des cacahuètes est le boeuf sauce piquante...
De temps à autres, j'achète des plats asiatiques en supermarché. Mais hélas ! Ceux-ci n'ont absolument rien à voir avec les plats des restaurants...
Parfois, nous achetons aussi dans les boutiques asiatiques où de nombreux produits sont proposés et où le goût est assez proche des mets cuisinés dans les restaurants.

Bref, voilà où je veux en venir dans mon histoire du jour :

Par une belle journée de janvier, nous avons décidé de manger chinois et nous nous sommes donc rendus dans une de ces fameuses boutiques.
Après avoir méticuleusement vérifié la composition des produits, je me dis que je vais me régaler.
Arrive le déjeuner, les aliments frétillent dans la poêle. Après avoir mangé nems, beignets de crevettes et autres riz cantonnais, je me risque à goûter un samoussa... Son goût épicé ne me plait généralement pas, mais curieuse et aventurière : "Je m'lance".

A peine croqué, je n'aime pas du tout. Polie, j'avale tout de même la bouchée, ce que je n'aurai pas du faire, puisque le petit morceau m'est resté sur l'estomac tout l'après-midi.
En début de soirée, malgré des pastilles pour soulager les douleurs d'estomac, je me décide à aller régurgiter le samoussa.
Hé bien, tout de suite après cela, ma gorge a commencé à bruler et à gonfler. Je vous laisse deviner la suite : Œdème de quinck. C'est repartit. Si tout est correctement écrit sur les emballages, je fais une nouvelle allergie...
Je prends mes médicaments, mais je continue à changer de couleur, mon décolleté est rouge écarlate. Pour ne pas paniquer, je décide de ne pas me regarder dans la glace. Je me doute bien que le cou et mon visage doivent avoir la même couleur... Je sors alors de la salle de bain.
Là, mon ami me regarde, en me disant qu'on va aller aux urgences (c'est samedi, mon docteur y sera). En fait, ça tombe plutôt bien, car je commence à ne plus rien entendre et à ne plus voir non plus... Et toutes ces plaques me démangent...

Arrivée aux urgences, il n'y a personne en salle d'attente -Une chance ! Mon docteur m'accueille en me demandant c
e qui s'est passé. Je lui explique alors que nous avons mangé chinois et que le seul inconnu référencé dans les ingrédients est : "Fénugrec".
Il me répond alors que je vais avoir le droit à une piqûre dans la fesse car je fais une réaction assez grave, mais ce n'est pas douloureux... (Trois jours après j'avais un bleu et encore mal). Il me conseille aussi d'aller faire de nouveaux tests pour chercher le (nouveau) coupable.
Rentrée chez moi, fatiguée mais vivante (encore !) j'attrape le dictionnaire qui ne me dit rien, mais voici ce que dit Internet :

FENUGREC :
Cette légumineuse est classiquement consommée sous la forme de graines entières ou broyées, crues, cuites, torréfiées ou germées, de tiges crues, ...

Cela ne vous rappelle rien ??







La suite de ce récit à paraître bientôt !

vendredi 18 juillet 2008

Satisfaire les consommateurs allergiques, un sujet tabou ?


Lors de mes études en école de commerce, j'ai rédigé un mémoire sur la problématique de satisfaction des consommateurs allergiques à l'arachide en France.
Bon, je vous accorde que je ne suis pas allée chercher mon sujet bien loin. Je me suis basée sur mon propre vécu et les difficultés que je rencontre lors de mes courses.

Je me suis dit que je puisque je ne suis pas la seule dans cette situation, que de nombreux enfants connaissent ces difficultés, il y avait là, matière à travailler.

Je me suis donc lancée dans une investigation sur le thème des solutions apportées aux consommateurs allergiques dans la grande distribution. De par mon expérience, je savais déjà qu'il n'y avait pas grand chose de fait.
Hé bien, même en approfondissant, je n'ai pas trouvé grand chose..
Les solutions apportées par nos entreprises, peuvent se résumer aux mentions de précautions sur les emballages. Toutes les étiquettes comportent les mentions suivantes : "peut contenir", "traces éventuelles", "fabriqué dans un atelier qui"... Je rédigerai d'ailleurs dans quelques jours un billet sur le parcours du combattant que représentent les courses lorsque l'on fait des allergies alimentaires.

Certes, il existe certaines entreprises qui proposent des produits garantis "SANS". Mais ces produits sont introuvables dans la grande distribution, sauf dans les enseignes Monoprix qui proposent ces articles, à des prix quelque peu élevés.

Je me suis dons posé la question : pourquoi est-ce que ces produits ne sont pas commercialisés dans toutes les grandes surfaces ? Il existe une niche de consommateurs en quête de satisfaction... Une catégorie de personnes qui recherche des produits de qualité pour ne pas mettre leur vie en jeu.

Lors de mes recherches pour élaborer mon mémoire, j'ai donc contacté de nombreuses sociétés de la grande distribution. Aucune n'a répondu à mes questions. Toutes trouvent le sujet confidentiel.
A l'heure où les entreprises cherchent une manière de se diversifier pour reconquérir les clients et les fidéliser, il y a un créneau porteur, qu'aucune ne semble prête à investir...


dimanche 13 juillet 2008

Faire la bise et serrer des mains

Rituel de notre société, signe d'affection ou de respect, voire même signe d'intégration sociale, se faire la bise pour se dire bonjour, ou se serrer la main est une pratique courante.
Mais voilà, puisque lorsqu'on fait des allergies alimentaires rien n'est simple ;
faire la bise ou serrer la main à quelqu'un ne l'est pas non plus.

Selon les heures de la journée et les lieux, je suis parfois angoissée à l'idée de faire la bise à quelqu'un.
Si le matin, au travail il y a peu de risques de rencontrer des cacahuètes, le midi ou le soir, à l'heure de l'apéritif, la donne est totalement inversée.

Lorsque nous sortons et que nous allons chez des collègues de bureau, par exemple, bien qu'informés de mes allergies pour la préparation des plats, ces personnes là ne pensent pas souvent au danger représenté par les produits proposés pour l'apéritif (biscuits goût cacahuètes si ce n'est pas les cacahuètes directement, etc.). Bien souvent, ils se disent que je n'en mangerais pas donc qu'il n'y a aucun risque. Mais voilà, le risque est là.
Tout d'abord parce que les invités peuvent manger des cacahuètes puis se servir dans un autre plat... Le risque de contamination étant présent, je ne mange jamais de produits apéritifs en présence de cacahuètes sur la même table.

Ensuite, il y a un risque réel pour peu qu'on arrive après le début de la soirée ; les invités ont pu manger des cacahuètes et lorsqu'ils viennent me faire la bise, j'angoisse car je sais que je vais peut-être faire une réaction... Cependant, par peur de me faire remarquer dès le début, je ne dis rien et accepte ce rituel de présentation. La peur au ventre...

Il m'est déjà arrivé de faire des réactions suite à cela. Des plaques apparaissent et je ressemble à un hamster ! Pour ne pas être remarqué dès le début, on peut mieux faire !
D'un autre coté, je me dis que cette expérience permet aux autres de comprendre l'ampleur des allergies et que les réactions ne sont pas que des désordres intestinaux comme bien des gens le croient.

Cependant, ce n'est pas évident pour moi car je n'aime pas tellement me faire remarquer.

Etre allergique vous rend différend et vous amène toujours à vous faire remarquer à un moment ou à un autre.

Mais pour moi qui aime la discrétion, ce n'est pas tellement évident, mais comme dirait l'autre : j'assume !

mercredi 9 juillet 2008

"Si c'est mortel, elle a qu'à rester chez elle !"


Voilà ce que je me suis entendue dire en fin d'année dernière alors que j'ai tenté de manger dans un fast-food d'une galerie marchande.

Ce jour là, avec des amis, nous avions décidé de nous balader et de faire quelques boutiques.
Arrivé 13h, on a eu faim. Dans la galerie, une brasserie bondée de monde, une petite pizzéria avec peu de choix et un fast-food. Bien, nous choisissons ce dernier.
Arrivé à mon tour, je demande quelles sont les huiles utilisées dans la confection des sandwichs. La personne me répond en souriant (un peu trop bêtement à mon goût) que ce sont des huiles normales, pas "trans". Je dis que ce n'est pas là le problème, mais que faisant des allergies, j'ai besoin de savoir quelles sont les huiles exactement. Là, elle souffle (je dois la fatiguer), elle se tourne et me dis que cela doit être du tournesol ou du colza... Elle ne sait pas et me fait bien sentir qu'elle n'a pas envie de se renseigner... Là, un peu exaspérée, je lui explique que je voudrais manger ici, mais que je fais de graves allergies et qu'il est vital pour moi de connaître l'huile de cuisson des produits. Et un ami dit que cela peut être mortel si j'ingère de l'arachide...

Là, notre serveuse dévouée et comprehénsive me rétorque : "Si c'est mortel, elle a qu'à rester chez elle !".
Mon sang n'a fait qu'un tour, je ne sais plus exactement ce que j'ai dis, mais que je n'avais jamais eu de réponse si co**e de ma vie, que j'aimerai bien qu'elle dise ça à des parents d'enfants en bas âge et que sa réponse sera naturellement répétée au service consommateurs de l'enseigne.
Le pire, c'est que le manager qui m'a entendu gueuler (il n'y a pas d'autres mots) n'a pas réagi une seule seconde...

Après cette aventure, j'ai donc écrit au service consommateur de ladite chaine de restauration rapide. Quelques temps après, j'ai reçu un courrier d'excuse du responsable du restaurant indiquant qu'il allait prendre des mesures envers son personnel. J'ai également reçu un courrier du service consommateur listant tous les produits et les huiles. Le pire, c'est que l'arachide n'est pas utilisée suite à une politique du groupe justement à cause des allergies.

Grâce à cette histoire, je sais que je peux maintenant manger leurs sandwichs sans m'inquiéter.
Mais cela montre de sérieuses lacunes dans la communication des groupes quant aux politiques à mener envers les personnes allergiques.

dimanche 6 juillet 2008

Dire que l'on est allergique... Un pas vers la compréhension sociale


Les allergies alimentaires sont un facteur d'exclusion sociale. En effet, bien que cela ne paraisse pas si dramatique aux yeux des autres personnes qui n'ont pas une bonne connaissance des allergies, l'allergique (ou sa famille) savent à quoi s'en tenir.

Les sorties au restaurant se font plus rares. Pour ma part, il y a toujours une part d'angoisse quand je vais au restaurant. Va t'on me comprendre ? Et surtout, est-ce que le serveur et les cuisiniers vont comprendre la gravité de la situation ?
Quand on dit que l'on est allergique, cela fait généralement sourire... Puis vient toujours la question : "ah bon, et ça te fait quoi ?". Alors, j'annonce la couleur, j'explique qu'une cacahuète de la taille d'un grain de sel peut me tuer. Que s'il y a des cacahuètes dans la pièce, je vais les sentir obligatoirement, me mettre à pleurer et à avoir des difficultés à respirer. Que si quelqu'un me fait la bise après en avoir mangé (surtout les messieurs barbus) il y a de fortes chances que des plaques apparaissent...
(Voir le billet "Faire la bise et serrer des mains")


Les gens comprennent alors le problème et veillent souvent à écarter les dangers. Ils ne pensent pas à tout, mais déjà à beaucoup de chose. Et cela fait plaisir. Même si parfois on a l'impression d'être un "boulet" qui donne du travail en plus (surtout en cuisine, quand on prépare des plats spécifiques lors de diner entre amis).

Mais l'allergie, malgré la compréhension de tous, mène tout de même à l'exclusion.
Pour exemple, lorsque je faisais mes études. A la faculté, je mangeais généralement seule. Je m'apportais "ma gamelle" alors que les autres allaient au resto U. Pas facile de créer des liens et de se faire des amis dans ces cas là. Surtout en début d'année. Mais, comme je l'indique dans le titre de ce billet, parler amène l'entourage à comprendre. A "démystifier" le comportement de l'allergique. Bien du monde pense que si on agit comme ça c'est parce qu'on ne veut pas se mélanger, qu'on ne veut pas se faire des amis. Or, lorsqu'on indique les problèmes auxquels nous sommes confrontés, les personnes deviennent plus sympathiques.
C'est là qu'on voit tout de suite sur qui on pourra compter plus tard. Ceux qui font l'effort de s'adapter à la personne allergique, en choisissant ses restaurants, en amenant aussi des plats préparés pour ne pas l'exclure, dès le début, on sait qu'une amitié peut naître...


A défaut de partager de nombreux repas et de nombreuses fêtes, être allergique permet de savoir qui vous porte de l'attention, qui seront de véritables amis...

dimanche 22 juin 2008

Prendre l'avion : les risques à bord des vols


Lors de mon précédent emploi, j'ai souvent été amenée à me déplacer pour aller à la rencontre de clients. Le PDG de la boîte, refacturant ces déplacements, nous réservait toujours des vols sur une compagnie low-cost. Avant de prendre l'avion, je me suis renseignée sur les procédures de sécurité et j'ai contacté la compagnie en question au travers de son service Web. Rapidement, j'ai eu une réponse qui m'a indiquée qu'avec une certificat médical justifiant la nécessité des médicaments, je pourrai monter à bord. Lors de mon premir vol à bord des avions de la compagnie, j'ai constaté que des cacahuètes étaient en vente sur demandes des passagers. J'ai "prié" pour que personne n'en consomme. Plusieurs vols se sont passés ainsi. Malheureusement, au cours d'un vol du soir, en guise d'apéritif, un Monsieur -juste devant moi- à demandé une bière... et des cacahuètes. Ce n'est qu'en sentant l'odeur de mes ennemies que j'ai compris leur présence. Commençant à ressentir un larmoiement et une gêne au niveau du nez, j'ai changé de place. HEUREUSEMENT que le vol n'était pas complet. J'ai de nouveau contacté la compagnie par e-mail, en leur indiquant que de nombreuses compagnies ne proposaient plus de cacahuètes à cause des risques que cela représente lors d'un vol, et en eur demandant ce qu'ils attendent pour les supprimer de leur carte. Faut-il qu'il y ai un mort ? Et devinez quoi ? Pour cet e-mail, je n'ai jamais obtenu de réponse...

vendredi 13 juin 2008

Avoir une vie sociale : parcours du combattant pour une ado allergique

Dans sa vie, chacun aime sortir, aller au restaurant, voyager...
Pour la plupart des personnes, c'est une chose normale, mais pour une personne souffrant d'allergies alimentaires, cela devient plus compliqué.

Pour ma part, je n'ai pas fréquenté la cantine après que l'on ai découvert mon allergie. Ma mère travaillait non loin de notre domicile et je pouvais donc rentrer. Une chance, sachant que la cantine de mon école ne "me voulait plus". Trop de risques, peu d'informations, peu d'implications et pas d'obligations.
Les choses se sont plus compliquées à l'adolescence lors des sorties avec les amis. Au début, lorsqu'on dit qu'on a des allergies alimentaires, les gens sourient, pensent au passage du film "La Chèvre" quand Pierre Richard gonfle. Là, il faut expliquer que c'est plus grave que ça, que cela peut être mortel.
Malgré cet âge "bête", mes amis ont compris la gravité ; lorsque j'étais parmi eux, il n'y avait plus de cacahuètes, plus de produits en contenant.
Pour les restaurants, ils se sont toujours adaptés à ma spécificité, préférant même quitter un lieu quand les serveurs ne comprenaient pas et ne vérifiaient pas en cuisine les huiles ou aliments utilisés.
Cependant, j'avais toujours un doute, je mangeais parfois sans être sûre de ce qu'il y avait dans mon assiette. Par précaution, j'ai évité pendant un moment les fast-foods, les restaurants asiatiques ou exotiques.

Quant il s'agissait de manger chez les amis, j'étais gênée. Je me sentais comme un fardeau pour les parents. pouvais-je leur faire confiance ? Comprenaient-ils toujours l'ampleur des risques si jamais j'ingérais de l'arachide ? Alors, dans le doute, je déclinais les invitations et fuyait les anniversaires et les fêtes comme la peste. Peur de croiser des cacahuètes, peur de farces plus que douteuses, peur que les produits aient été mélangés... Peur d'afficher cette différence si lourde à porter à l'adolescence.
(Mon cauchemar d'allergique)



Mais les choses changent, je suis toujours en vie (c'est ce que je me dis souvent après avoir mangé au restaurant !) et ma vision des choses en tant qu'adulte est différente.

dimanche 8 juin 2008

Bientôt dans la vie d'une allergique à l'arachide


Bientôt, je vous raconterai mes expériences passées à l'école, à la cantine, au restaurant, en voyage, en avion, au fast-food et bien d'autres encore. A très bientôt !

Les souvenirs d'une allergique - découverte de mon allergie aux cacahuètes


Voilà, bientôt la trentaine et une particularité qui me suivra toute ma vie et peut-être causera ma mort : une allergie alimentaire aux arachides.

D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais aimé les cacahuètes. Mes parents en mangeaient souvent lors des apéritifs, mais je ne me suis jamais risqué à en manger. "Leurs têtes ne me revenaient pas" et leur odeur du haut de mes 4 ans était "caca". Bon instinct, non ?
Le temps a passé, et avant mes 12 ans, pas une cacahuète n'est entrée dans ma bouche.
Puis voilà, une matinée à l'école, on me donne un M&M's "aux noisettes" m'assure un petit camarade de classe. "T'es sur, j'aime pas les cacahuètes" lui ai-je répondu "oui, oui".
Et là, je mange le fameux bonbon à l'enrobage en chocolat.
Tout de suite après avoir croqué, ma langue se heurte à la soi-disante noisette. Je crache, "beurk, c'est pas une noisette mais une cacahuète, tu t'es moqué de moi". Je me sens mal, ce goût pourtant tout nouveau, me donne envie de vomir. Plus que quelques minutes avant la sortie des cours, je prends mon mal en patience et me retiens.

La cloche retentit à midi moins dix, je sors, je suis vraiment mal, je ne dis même pas "bon appétit" à ma meilleure amie.
Je rentre chez moi, ma mère à préparé, comme à son habitude, un bon plat. "J'ai pas faim, je me sens mal". "tu fais ça parce que tu as latin cet après-midi".
je n'écoute pas, je vais me forcer à vomir, ça passera peut-être...
Quelques minutes après, je n'ai pas vomi, mais je me sens toujours mal.
Je me mets, telle une loque, sur le canapé, il est 13h, ce sont les infos.
Mes bras me grattent... Tiens, mon cou aussi... Oh làlà, ça ma gratte de partout.
Ma mère est au téléphone avec sa sœur, elle se retourne, me regarde, prend un air grave et dit "Rose, je te rappelle".
Elle s'approche de moi : "on va à l'hopital".

Arrivé aux urgences, une conclusion : Réaction allergique. "Qu'a t'elle mangé ?"
Je réponds : "j'ai à peine croqué une cacahuète mais je l'ai recrachée de suite".
Le coupable était dénoncé. Le cours de ma vie irrémédiablement changé.